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Réfugiée syrienne : "haut les mains" !

Que restera-t-il en héritage à cette enfant syrienne cantonnée dans un camp de réfugiés : la peur. Un photographe l'approche, un appareil photos prêt à saisir l'instant présent, braquant pourrait-on dire.... fixer l'image tout simplement. La fillette y voit une arme létale et lève les bras en signe de résignation. Haut les mains ! Ce n'est plus un jeu et on en rit pas.

Photo poignante de sens. Elle me rappelle une expérience auprès d'enfants victimes de maltraitance, ne supportant aucun contact physique et se parant le visage de leurs mains, la tête enfouie dans les épaules. Un conditionnement insupportable. Une souffrance à fleur de peau.

La Syrie. Quatre ans déjà, 11 millions de personnes déplacées au Liban, en Jordanie etc.. un cauchemar qui n'en finit pas.  Les familles ont parcouru de longues distances à pieds après avoir laisser derrière elles tous leurs biens.

Quel espoir d'avenir ? Les garçons repartent combattre en Syrie, les jeunes filles âgées de 14-15ans font l'objet d'une convoitise orchestrée par une courtière du sexe qui les marie à de vieux cheiks saoudiens  pour quelques milliers de dollars une somme d'argent qui permet de subvenir aux besoins de leur famille elle-même soumise aux conditions de survie que nous pouvons juste imaginer. Elles sont humiliées, battues et divorcées sans ménagement.

Voici le reportage d'Henrique Cymerman : "A vendre : filles syriennes" - 28/10/13

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