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Réfugiés en Syrie: "vivre sans balles" sous les notes d'un piano

A Yarmouk dans le sud de Damas, un camp de réfugiés palestiniens où Ayham al-Ahmad le pianiste défie les interdictions religieuses, morales en traînant son piano au milieu des décombres comme unique arme face au désespoir, à la faim apportant ce peu d'humanité que confère la musique à ceux qui veulent oublier un instant les horreurs de la guerre...

Dans ce camp de réfugiés palestiniens le plus grand de Syrie assiégé par l'armée depuis un an, plus de 200 personnes sont mortes de privations, dont 128 de faim, selon des ONG. Ce passionné de Haydn et de jazz oriental s'est trouvé pris dans un étau quand les rebelles installés dans le camp ont été bombardés par les forces du régime syrien, une hécatombe humaine, 18 000 réfugiés syriens et palestiniens ont survécus sur les 150 000. Un chiffre certes, mais combien de familles meurtries et d'enfants violentés par cette cruauté des adultes qui dure depuis trois ans et c'est déjà trop !

 

  Ayham al Ahmad leur fait écouter une autre musique que celles des armes... Il se veut non partisan : "Notre message, c'est vivre sans balles"

 

L'une des chansons, intitulée "Frère, tu nous manques à Yarmouk" et adressée aux exilés du camp a fait un tabac sur les réseaux sociaux.

 

Elle résume en mots simples l'histoire de chaque déplacé et réfugié syrien, au nombre de neuf millions : "Vous vous êtes absentés pendant trop longtemps [...] toi qui est à Beyrouth, en Turquie, tu nous manques" ici

 Un message sur un mur en Espagne..

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 S'il y avait plus d'écoles de musique que de militaires dans les rues, il y aurait plus de guitares que de mitraillettes et plus d'artistes que d'assassins.

 

 

 

 

 

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