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  • "Il n'y a pas d'alternative : Trente ans de propagande économique " par Gérard Mordillat et Bertrand Rothé




    Gérard Mordillat par franceinter

    Audrey Pulvar reçoit Gérard Mordillat à l'occasion de la sortie de "Il n'y a pas d'alternative ! Trente ans de propagande économique" aux Editions du Seuil paru le 12 mai 2011.

    Né à Paris, dans le quartier de Belleville, d’un père serrurier à la SNCF, Gérard Mordillat s’intéresse très vite à la littérature et au cinéma.
    Il publie des poèmes, travaille avec Roberto Rossellini (grâce à la caissière de la Cinémathèque), réalise un documentaire sur les patrons, devient responsable des pages littéraires du journal Libération, qu’il quitte dès la publication de son premier roman, Vive la Sociale en 1981. Et après l’adaptation de son livre au cinéma, il enchaîne romans, essais, fictions et documentaires pour petit et grand écran.

    Il est, avec Patrick Besnier, Henri Cueco, Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, Lucas Fournier et d’autres, l'un des « papous » de l’émission de France-Culture Des Papous dans la tête, fondée par Bertrand Jérôme et animée par Françoise Treussard.

    Résumé du livre par l'édition du Seuil.com :

    Après la Seconde Guerre mondiale, les élites économiques européennes, affaiblies par leur collaboration avec l’Allemagne nazie, doivent faire profil bas. Aux États-Unis, la peur du communisme paralyse la société. Pendant trente ans, des deux côtés de l’Atlantique, les classes moyennes vont profiter de cette situation et prospérer. Mais à la fin des « Trente Glorieuses », les libéraux sentent que l’heure de la revanche a enfin sonné.

    Pour imposer leurs idées, ils utilisent une arme rhétorique redoutable : TINA, le fameux acronyme thatchérien de « There is no alternative », qu’ils vont répéter et faire répéter par tous les médias jusqu’à ce qu’il soit entendu comme une vérité révélée. Il n’y a pas d’alternative au capitalisme, au marché, à la mondialisation, à la déréglementation financière, aux baisses de salaires, aux délocalisations, à la disparition des protections sociales, etc. Cette idéologie va infester les sociétés occidentales, provoquer le déclassement social du plus grand nombre et des profits gigantesques pour quelques-uns.

    Une oligarchie confisque alors le pouvoir. Mais quand la crise financière de la fin des années 2000 met en péril sa fortune et son patrimoine, l’État recouvre soudain toutes ses vertus. Ceux qui hier le vilipendaient réclament son secours à grands cris. Il n’y a pas d’alternative, il faut sauver les banques ! Et pour renflouer les pertes abyssales de l’économie de casino, ce sont encore les plus démunis qui seront rançonnés, à commencer par les salariés.

    Jusqu’à quand ?

    Agrégé d’économie, Bertrand Rothé est l’auteur de Lebrac, trois mois de prison (Seuil, 2009). Romancier, cinéaste, Gérard Mordillat est notamment l’auteur de Rouge dans la brume (Calmann-Lévy, 2011).’est un soutien de longue date du PCF et du Front de gauche aux élections européennes de 2009.

    En ce qui me concerne, cet interview résonne comme une mise en garde contre un vocabulaire lénifiant ou novlangue qui a labouré nos esprits éclairés, puissance des MOTS tels que "salaires" remplacé par "charges sociales" comme si le salarié ne servait en définitive à rien.

    Gérard Mordillat en appelle à l'insurrection des peuples ou au soulèvement contre le pouvoir, ce qui ne me dit pas en l'occurence de voter pour tel ou tel candidat de gauche mais qui m'incite à réfléchir avant l'échéance 2012 à la question : "Comment allons nous sortir de ce tunnel !?"