Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • L'homophobie en question : histoire d'un désamour..

    300px-kiss_briseis_painter_louvre_g278_full-150x150.jpgDéfinitions:

    Homo : du grec homos, semblable

    Homosexuel : personne qui n'éprouve d'affinité sexuelle que pour les individus de son sexe

    Homophobe, homophobie : peur de la différence, rejet de l'homosexualité, discrimination sociale

                                     Pédérastie : inversion sexuelle chez l'homme

    L'homosexualité dans la Grèce antique:

         A cette époque, elle avait un rôle social précis jusqu'au moment du déclin des cités grecques. Ce rôle social avait une valeur symbolique et pédagogique en tant que rite de passage entre l'adolescence et l'âge adulte.

    ....pendant deux mois, un maître emmenait avec lui un groupe de jeunes hommes en dehors de la cité, dans la nature, sans nourriture, et en faisait l'éducation C'est au cours de ces deux mois que l'élève faisait aussi l'apprentissage l'amour homosexuel d'avec son maître..

         Certains historiens pensent qu'il s'agissait d'un acte d'humiliation que le jeune garçon devait suvir pour ensuite faire partie de ceux qui détenaient le pouvoir. D'autres disent que cela faisait partie de l'éducation à donner au jeune homme.

        En tout cas, les rapports sexuels entre maître et élève étaient des rites de passage entre l'âge adolescent et l'âge adulte. Cette expérience était recommandée, encouragée pour un garçon de bonne famille.

        La femme, dans la cité grecque n'avait qu'une fonction de reproduction. Elle n'avait pas le droit de parole, avait obligation de fidélité à son mari ; l'inverse n'était pas vrai. Le seul exemple d'homosexualité féminine est celui de la poétesse Sapho avec ses élèves.

        La pédérastie étant le terme approprié à cette pratique de l'amour des jeunes garçons dans la Grèce antique

  • La construction de l'identité sexuelle

        On naît fille ou garçon, mais se sentir pleinement homme ou femme est l'issue d'un cheminement complexe.

        L'identité sexuelle est à distinguer de l'identité sexuée qui correspond au sexe biologique. Mais, il est impossible d'isoler le biologique du psychique.

        Concernant le développement de l'enfant, l'une des grandes découvertes Freudienne est celle de la sexualité infantile.

    Rappelons que le développement libidinal passe par une succession de stades ou tel organe est susceptible de procurer du plaisir.

    Ces stades sont marqués par des oppositions actif/passif :

    - activité musculaire de la succion ou du relâchement

    - rétention musculaire/expulsion pour les fèces qui traduisent l'omnipotence ou la complétude

    - puis, phallique/castré : le phallus est la représentation symbolique du pénis,, représentation du pouvoir du père ou de la mère.

        L'expérience du manque par le jeu des identifications est l'expérience de la castration symbolique, c'est à dire par la parole du père qui représente la loi et qui s'établit clairement à l'adolescence. Ce jeu des identifications ont une fonction prévalente pour les deux sexes.

        C'est vers l'âge de 3 ans, une fois établi le sentiment d'individualité, que l'enfant est confronté à la différence des sexes.

        La curiosité sexuelle s'exprime directement entre 3 et 5 ans, accompagnée souvent d'un exhibitionnisme, d'une activité masturbatoire avec un sentiment de gêne, de honte par rapport aux adultes.

        A partir de 7, 8 ans l'autre sexe est mis à distance (période de latence) jusqu'au début de l'adolescence. C'est au cours de cette période que se renforce l'identité de genre (masculin ou féminin)

        Les fantasmes homosexuelspendant l'adolescence, traduisent le travail psychique d'élaboration identitaire, de reconnaissance et d'intégration de l'image sexuée de son corps propre, mais aussi de reconnaissance et d'acceptation de l'autre sexe comme complémentaire du sien.

        Ces identifications se construiront en lien avec les désirs inconscients des parents, avec la façon dont ils ont eux-mêmes élaboré leur identité sexuelle issue du conflit oedipien. Autrement dit, l'histoire psychique des parents et même des générations précédentes, va se transmettre à l'enfant : c'est ce que l'on appelle la filiation.

        L'enfant sera aidé dans sa construction d'une identité sexuelle de genre que s'il est clairement inscrit dans sa filiation, dans la différence des sexes et des générations.

  • Homophobie : la société, aujourd'hui

        De toute évidence, il est politiquement incorrect d'étudier l'homosexualité. Les comportements homosexuels, qui étaient considérés comme symptômes il y a encore peu de temps, ont été retirés des questionnaires d'investigation psychiatrique de type DSM (classification nosographique française).

        La notion de perversion n'est plus appliquée aujourd'hui aux conduites homosexuelles et l'exercice d'une sexualité homosexuelle tend, de plus en plus, à être présenté comme une variante de la normalité.

        Le juriste Daniel Borrillo, dans une étude récente, L'homophobie, suggère que nous assistions à un renversement :

    " Au lieu de se consacrer à l'étude du comportement homosexuel, traité dans le passé comme déviant, l'attention est désormais portée sur les raisons qui ont mené à considérer cette forme de sexualité comme déviante ; de sorte que le déplacement de l'objet d'analyse vers l'homophobie produit un changement aussi bien épistémologique que politique.

    Epistémologique, car il ne s'agit pas tant de connaître ou de comprendre l'origine et le fonctionnement de l'homosexualité que d'analyser l'hostilité déclenchée par cette forme spécifique d'orientation sexuelle.

    Politique, car ce n'est plus la question homosexuelle mais bien la question homophobe qui mérite dorénavant une problématisation particulière"

        On ne se demande plus tant aujourd'hui : Comment peut-on être homosexuel ? mais : Comment peut-on être homophobe ?

        En France, il est devenu plus infamant peut-être de s'entendre taxer d'homophobie que d'homosexualité.

        Dans le discours social, alors que la relation de couple exprime, outre le sentiment d'insécurité affective chez les adultes lié à la relation précaire, à l'instabilité, au concubinage, aux tensions, le conjugal, le parental, apparaissent les revendications homosexuelles telle que "le droit au mariage" et le "droit à l'enfant".