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  • IDENTITE NATIONALE SUR LE DIVAN

    Si « l’intime » reste le terrain sans cesse labouré par l’introspection psychanalytique, afin de libérer l’indicible et d’affirmer au fil du temps l’identité de l’individu, il n’en est pas de même pour une société sans cesse en mutation.

     

    Le malaise dans notre civilisation passe par un constat de passages à l’acte répétés au vu d’intérêts mercantiles pour satisfaire des besoins d’apparence et non d’existence propre.

    Ces exigences sont un leurre, une illusion de pouvoir qui profitent à une majorité d’individus.

     

    La culture n’a pas de rapport direct avec de tels agissements qui représentent la conséquence d’un désengagement réussi face aux lois qui régissent la vie en société. Ces lois sont faites pour eux-mêmes. C’est une prise de pouvoir ancré dans leur inconscient pour certains parce qu’ils n’ont pas fait l’expérience de la culpabilité et pour d’autres, parce qu’ils sont au-dessus de ces mêmes lois.

    Le maintien d’une justice équitable devrait être préserver.

     

    Les droits et les devoirs sur l’identité nationale se posent au-delà de l’adaptation en société. Les croyances religieuses sont ce que le respect engendre à la dignité de la personne. Le port de la burqa ou non est un faux problème. On vote pour ou contre, on fait un référendum et stop !

    Ce qui m’inquiète, ce sont les prises de position xénophobe ou celles des dynasties de « sang français » qui brandissent leur identité séculaire.

    C’est un débat qui vire à l’excès alors que l’on devrait s’inquiéter davantage des moyens mis en place à l’éducation nationale. Sont-ils suffisants face aux besoins d’une pluralité culturelle? Les enfants prennent-ils un bon départ à l’école de la République ou est-ce un vœu pieu ?

     

    L’exemple de la réussite de l’intégration se vit d’abord au sein de la famille et cela se peut lorsque elle-même occupe une place dans ladite société. Ce n’est pas avec le sentiment d’une inégalité des chances, de besoins de vie insatisfaits qu’elle solidifie le socle des valeurs familiales et plus tard républicaines.

     

    Je suis issue d’une famille ouvrière italienne immigrée dont les valeurs inculquées sont le travail, le respect des règles, le partage et l’amour de son prochain pour que vive la LIBERTE !

     

  • "Sans papiers" en apnée


    podcastHERVE CHRISTIANI

    Il est indéniable que leurs jours sont en danger. Quelque soit les lieux d'accueil associatifs, les services hospitaliers d'intérêt publique ou privé habilités à soigner sans distinction de race éthnique, on peut craindre que ces personnes soient ciblées d'office par voie administrative ou judiciaire. Je m'inquiète d'un climat d'inquisition qui risque de s'installer. En matière de prévention de la souffrance humaine on ne peut préconiser mieux que de laisser une chance à ces êtres de faire valoir leurs droits à la vie dans un pays qui se dit terre d'asile. Franchement, il y a de quoi faire ce qu'on appelle dans le jargon psy une bouffée délirante aigüe. Pas une chance d'être reconnu, d'appartenir à une communauté ne serait ce que le temps de se régulariser ! Je peux vous dire que le fait de refaire sa propre carte d'identité lorsque l'on est étranger naturalisé en passant par les bureaux de Nantes, dans les délais prévus par la loi, cela génère une angoisse flottante.... Les employés de mairie deviennent suspicieux.  On se souvient des propos racistes tenus à l'école par des enfants qui reproduisent le discours des parents avant de devenir eux mêmes des adultes responsables. Alors, imaginons le vécu de ces personnes sans papiers ou en cours de régularisation lorsqu'elles sont interpellées, interrogées. Nous avons un devoir de mémoire et ces manières me rappellent singulièrement les acteurs des scénari de délit de faciès. Je ne me laisserai pas vacciner contre une société aux valeurs humanistes sous prétexte que la conjoncture le veut. Je respirerais si l'air cesse d'être pollué par des penseurs obscurantistes. Le temps semble nous entraîner vers le passé d'une civilisation que je croyais révolue. L'ouverture au monde malheureusement ne semble pas être d'actualité au risque de passer pour une idéaliste.