Cinq jours dans cette ville ancestrale ne sont jamais suffisants compte tenu des disponibilités de départ et retour en avion. Autrement dit, nous avons perdu en vol quasi direct deux bonnes journées. Mais, tout le positif est là dans les souvenirs de rencontre, de couleurs, de musique, d'agitation commerçante pour jouer "à la marchande": "combien tu m'donnes". J'ai revu le petit cireur de la casbah comme là-bas, dis ?! les odeurs typiques qui traversent les étalages et la fraîcheur des souks arrosés continuellement par leurs propriétaires... c'est une fête perpétuelle que cette place Jemaa Efna du lever du jour jusqu'aux lumières des lampions.. Ancienne assemblée des condamnés à mort, aujourd'hui on y célèbre la liberté de s'y retrouver avec des mise en scènes où chacun raconte ses croyances laissant planer pour les touristes, le mystère des contes des mille et une nuits. Fantasia oblige et le méchoui servi sous une tente parmi des dizaines de visiteurs, ce fut un spectacle son et lumières féérique. La célèbre Koutoubia, le palais Baia, Le hammam de la médina datant de 1820, il fallait de l'authentique pour la pierre, les odeurs puis la technique fut un soin à part entière. Pétrissage, lissage aux huiles essentielles ont eu raison du stress de notre monde moderne. Les herboristes sont assez convainquant après cette expérience. Ne pas oublier la gastronomie servie dans les riads après une proposition de tapis (à prendre ou à laisser) et un peu de musique.... Ne pas s'en aller sans se perdre en émotions dans le jardin Majorelle où luxuriance rime avec ordre et respect.... Je reviendrai au Maroc pour tenter l'aventure dans l'Atlas et découvrir l'envoutement des villes impériales..
Chansonnette pour ceux et celles originaires d'Afrique du Nord: "C'est moi le petit cireur de la casbah, c'est moi le meilleur de tous les cireurs et voilà pourquoi je viens à Alger, oui j'y tiens à mon pèze et j'y gagne du pognon ! cirer m'sieur, cirer m'dame, cirer la madame, j'te jure ça brille comme la flamme!! ial ouia rha bono!!"